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Le début

Etpuis, pourquoi pas un blogue. Comme le simple désir de dire. S'écrire, ou s'écrier. Comme pour se dire que l'on est lu. Alors ça commence avec un mot.

21.12.04 22:34, Comment

Feu à volonté

Chantez comme des chiens
Aux grippes vilaines
Et feu à volonté
N'esperez rien de moins

Les mains écorchées
aux ongles trop longs
Elles sont faites pour voler,
pour offrir la souffrance,
la douleur

Feu à volonté

Une nuit à crédit
Les assiettes sont encore propres
et les ventres vides

Feu à volonté

Tirez partout!
Faites mourrir plusieurs enfants à la fois
Et surtout,
Ne me faites pas la morale
À moi et à tous les miens
Qui ne voulons plus vivre

Et en ligne devant le peloton d'éxécution
Ou assis à travers l'urine et les terroristes,
Dans une école primaire
Ou même dans une, ou deux, tours d'une métropole  occidentale

Feu à volonté

21.12.04 22:44, Comment

Requiem

                                                                                                        à M. B. M.


                                                       ton absence fait tomber la neige sur la Grèce


 


Je te déteste


D’être si beau


Pour rien


Rien que tes silences


 fficeffice" />


Poème à trois mots


 


Les matins où l’on avait pris milles heures avant d’agir


Les matins où chaque cafés devaient être le dernier


Et les baisers de nos gueules de bois


 


Tous nos chemins


Usés


Puis refaits


Les souvenirs d’une cigarette après l’autre


 


J’y retournerai,


À l’air du jardin


 


La même raison m’y anime


L’autre


Pûre comme la douleur du matin


Du même mystère que la fée


S’aimant à feux vifs


 


Boire après l’autre


Ou pour


Maudire l’aumône régurgitée


À flots de vie


Ou à vœux de croix


 


Mon visage froissé d’envie


Tous les mots sur un fil


Dérangés par le silence


D’une bière d’Amsterdam


La folie circule


Du briquet à la cigarette,


De la bière à la bouche


Et des maux à mon ventre


 


 


Je ne veux entendre aucune musique;


Tu ne chantes plus


 


Je veux que tous se taisent


Surtout les poètes


Ils n’ont rien à dire de plus que les autres


Sauf moi


Je n’aurai jamais rien dit


Se taire


Subir


Toujours se taire


 


J’ai l’habitude des nuits blanches


Mais cette nuit j’aurais dormi


D’un sommeil d’ailleurs


Et d’hier


D’une nuit profonde et rassurante comme la naissance


J’aurais saisi le repos


Pour l’offrir


J’aurais fait de ta peau


Le plus bel endroit pour n’y placer que trois mots


 


Mes matins sont sans chats


La Grèce s’éloigne en voyant mes mains faiblir


Et la maison d’Émilien


J’irai à marteau ardent


Aux heures de zèle


Me briser le dos


Sur les murs d’un rêve


Et les fenêtres d’une ivresse jeune


Au fur


Et à mesure


Que les chats quitteront la cave


Y arriveront les oiseaux pour nous chanter des histoires de lapins


Ou de sorcières


Dans lesquelles des colombes noires


Dispersent leurs secrets


 


Et l’aube nous brûlera les yeux


D’en abuser


Une musique à ne rien gâcher


Nos mains


Cherchant l’aube


Comme dans le noir


Et les couvertures


De ton côté


 


Je ne me plaindrai pas du froid,


Mais la distance…


 


La peau d’entre tes épaules


Meurtrie et délicate


Douce à s’en rompre


Un point de beauté


Sur ta hanche


Dans un puits de soleils couchants


De l’ambre des merveilles


D’un Septembre à son Avril


À mourir demain


 


Je jouis de vous voir saliver


C’est un plaisir simple


De vous voir mordre d’espoir


D’être à ma place


Nul devant rien


Et de toutes choses


 


J’ai les mots prêts


De dire facile


Et de mentir


Rien à inventer


Ni mots d’essences


Sur une trace de vrai


Encore ce silence


Nocturne


Inapaisable


Mais vrai


 


L’aube d’une longue nouvelle


Absente


Déjà vieille mais brûlante


 


Ton prénom suffit


Quand il est à moi


Mais le tien


 


La fatigue me prend


Du désir de mémoire


Mais l’avenir me scie (si)


Il était possible


 


 


Faisons comme il a déjà dit


Ce pauvre lui-même, seul


Et comme nos promesses


Par respect pour les mots;


Il nous faut prendre la route


Des vallées yougoslaves


À la mer Adriatique


De l’île d’Hydra


Jusqu’aux festivités du Brésil


Des chemins de fleurs


Des matins


Des cafés du bon vin


Et des poèmes


 


À la pâte


Y mettre la main


Pour un père


Le seul


Mon ami, le maître,


Lui-même, le seul


Devenir vaillant et aimer l’être


 


Prendre les routes sans nom


Y planter la vérité


Seuls avec elle


 


Qu’elle soit à milles temps


La valse


Ou à trois


Ou à quatre


Elle est un printemps


Et le prétexte d’un sourire que l’on oublie jamais


 


Et la mort


Neuve


Chaste et simple


Comme la mort


 


J’ai mauvaise mine


Mais bonne mémoire


Sans compter la parole


Et ces trois petits mots.


 


                                                         Nuits du 22 au 23 et du 23 au 24 novembre 04


                                                            Roby Barrette

21.12.04 22:50, Comment

Hier

Hier c'était la nuit et je n'avais surtout pas sommeil. Prendre l'air. Je n'avais jamais cru que mon thermomètre (made in china) pouvait contenir une nombre négatif de cette envergure. Je ne cessais de me dire qu'aller marcher ne me servirait à rien. Mais comme je ne m'écoute à peu près jamais, j'y suis quand même allé. L'humidité de l'air n'a pas fait mieux que de me réveiller encore plus. Après moult cigarettes, ne me restait qu'à retourner sur mes pas. Et puis, voilà. Belle comme jamais, douce et vive. J'ai bu une bière avec mon ex et sa soeur. La nuit était finie. Le reste de la nuit j'ai, encore comme toujours, penser à elle.


C'est à se dire que, merdouille, c'est pas facile la vie. Et encore moins plaisant.


J'écrierai davantage une fois au bout de mon sang.

22.12.04 22:33, Comment

Comptine pour la plus belle

C'est la faute à Magali,
À ma Gali à moi,
À Magali-mélo,
À la gamme égale à Mi,
L'amalgame à Galilée,
À ma Magali à moi
À ma Magali-mélo;
Je l'aime la Magali

22.12.04 23:11, Comment

Je ne dirai rien à propos de Noël.

Un ami a voulu mourrir. Le problème avec cela, c'est que je lui donne raison. Je l'aurais voulu moi aussi. Non pas qu'il meurt, mais pour moi. Lui s'est raté, moi je me suis dégonflé. Nous souffrons ensemble, moi et lui, depuis trois mois. Et pourtant nous vivons. Même s'il pleut sur la neige, même ivre-mort. À défaut de vouloir parraître pour une de ces lopettes de poètes qui se bat contre sa propre vie, je vous dirai plutôt que moi, je la subit.

23.12.04 23:02, Comment

S'haïr.

Ça commence le matin; gueule de bois. Ensuite c'est les roties trop roties, puis le détecteur de fumée qui se paie ma tête. Il n'y a plus de café, j'ai échappé mon dernier clope dans l'eau et je ne trouve pas ma cassette de Cohen. On devrait alors se dire qu'il faut se rendormir, mais con comme on est, on continue. Découverte. J'ai les trippes pleines d'amibes; diharée.


Si je sors de chez moi, je vais me prendre une râclée par une bande de punks occultes néo-terroristes ou bien je vais me faire happer par une voiture de flics qui roulent très vite vu l'urgence. Alors je ne bouge plus. Jusqu'à quand?

1 Kommentar 23.12.04 23:33, Comment